Le Baron Rouge Sang, Kim Newman

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1918. L’Europe est aux mains des vampires. Commandant en chef des armées allemandes, le comte Dracula a juré d’anéantir l’Angleterre, tandis qu’Edgar Poe rédige les mémoires du Baron Rouge. On croise aussi Mata Hari, Kafka et même un petit caporal au front barré d’une mèche brune, qui salue en tendant le bras…
Sachez que les mots qui vont suivre dévoileront une partie de l’intrigue du livre précédent. Lisez les donc en connaissance de cause…
Ce deuxième tome, sur les trois sortis (le quatrième se faisant désirer), prend place au cœur de la Première Guerre Mondiale, opposant les Alliés aux Empires Centraux ; ces derniers étant manipulés par un certain Graf von Dracula..
Cet opus se déroule trente ans après la Grande Terreur dépeinte dans le premier livre. Dites adieu à Londres et à son Smog légendaire, et dites bonjour aux tranchées de 1918. Nous y retrouvons un Charles Beauregard, vieilli, torturé par ses fantômes et usé par la guerre, préparant sa relève au sein du Diogène’s Club avec la personne d’Edwin Winthrop, un sang tiède. Accompagnés d’une foule de personnages haut en couleurs, ils s’opposeront une nouvelle fois au Graf von Dracula et essayeront de sauver l’Europe destinée à une fin sanglante.
L’intrigue est ici centré sur le mystère entourant le Château du Malinbois, siège du JG-1, l’escadrille du Baron Rouge. Mystère que le Diogène’s Club, aidé de l’Escadrille Condor,  s’efforcera de percer, certain que l’issue de la Guerre dépend de la destruction de ce qui s’y trame. Une grande partie de l’ouvrage est donc centrée sur l’aviation et de son rôle décisif lors du conflit.
Reprenant la recette du premier livre, l’histoire mêle a nouveau avec brio personnages réels et fictifs dont les conditions d’existences et interactions fonctionnent encore à merveille. Nous y croiseront donc Sir Beauregard, Edwin Winthrop – son protégé, Kate Reed, Manfred von Richthofen dit le Baron Rouge, Edgar Poe – son biographe mais aussi le Général Karstein, les docteurs Mabuse, Moreau et Caligari, Lord Ruthven.. On pourrait regretter l’absence de H.P. Lovecraft, mais celle ci s’explique par le fait qu’étant américain sa place aurait été discutable. Mais que les fans se rassurent, un certain Herbert West est mêlé à des expériences sur des ‘cadavres’ d’une fraîcheur toute relative.
Si chronologiquement plus proche de notre époque, il est indéniable que Maître Newman maîtrise toujours son sujet à la perfection. Rien que les détails lié au domaine de l’aviation sont proprement hallucinant et le reste n’a rien a envier aux descriptions rencontrées dans le premier volume.
Vous l’aurez compris, je vous encourage vivement à dénicher la série, elle en vaut vraiment la peine. Enfilez votre Sidcot, vérifiez les munitions en argent de votre Lewis et envolez vous avec Kim Newman aux commandes d’une mission de reconnaissance des plus périlleuse en plein cœur des lignes ennemies..
Le Baron Rouge Sang, Kim Newman – J’ai Lu 1999

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