Le Lien Maléfique, de Anne Rice

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Quatrième de couverture :
Sous le porche dune vieille demeure à l’abandon de la Nouvelle-Orléans, une femme frêle et muette se balance dans un rocking-chair : Deirdre Mayfair est devenue folle depuis qu’on lui a retiré, à la naissance, sa fille Rowan pour l’envoyer vivre à San Francisco. Et derrière la grille du jardin, un homme, Aaron Lighter, surveille inlassablement Deirdre, comme d’autres avant lui, pendant des siècles, ont secrètement surveillé la famille Mayfair. Car ils savent que, de génération en génération, les femmes du clan se transmettent leurs maléfiques pouvoirs et que la terrifiante et fabuleuse histoire de cette lignée de sorcières ne fait que commencer…
Le Lien Maléfique est le premier livre de la trilogie formant La Saga DesSorcière. Ce tome nous introduit Rowan Mayfair, une brillante neurochirurgienne, et Michael Curry, un architecte. Déjà témoins et impliqués dans des faits surnaturels pendant leur enfance, leur destin va radicalement changer au moment même de leur rencontre.

Qu’elle est donc cette mission que cette femme a confiée à Michael lors de sa première mort ? En quoi est-elle liée à Rowan, arrachée à sa famille lors de sa naissance ? Est-ce lié à la famille Mayfair ou même à son esprit ? Qui est cet homme au costume élégant et démodé qui apparaît furtivement avant de disparaître sans explication ? Et que cherche cet anglais, Aaron Lighter, en observant la maison familiale de la plus vieille famille de Nouvelle Orléans ?

Comme souvent dans les histoires de famille, les questions ne trouvent que leurs réponses dans le passé. Et sachez que celle-ci ne dérogera pas à la règle. Attendez-vous à un long voyage, des Highlands aux cités françaises, en passant par Amsterdam, une île, pour finalement atterrir dans le sud des Etats-Unis d’Amérique. Mais attention, la réalité n’est pas toujours ce qu’elle semble être, notamment lorsqu’un esprit est prêt à tout pour retrouver ses sensations, devrait-il pour cela passer l’éternité à placer ses pions, et ainsi atteindre son but ultime…
J’espère ne pas en avoir trop dit. Résumer ce genre de livre est toujours compliqué, car vous le verrez, tous les éléments s’imbriquent les uns dans les autres, formant un tout indissociable. Les péripéties s’enchaînent dans une boucle dessinée d’une main de maître, le début n’étant pas forcément celui que l’on croit.
Anne Rice à un style bien à elle, se perdant souvent dans des détails ou des scènes qui pourront vous paraître creuses ou longues. Gardez en tête que rien n’est à jeter dans ce livre, que chaque ligne ou fait détaillé se révèlera utile pour la compréhension globale de l’histoire. Ce style, souvent déroutant aux premières pages, se révèle délicieux dès lors que l’intrigue commence à prendre son sens. Ceux qui ont lu Les Chroniques des Vampires savent de quoi je parle. Pour les nouveaux venus dans l’univers de maîtresse Rice, accrochez-vous, même si les 50-100 premières pages sont un peu « longues », l’histoire en vaut vraiment la peine. J’ai personnellement adoré ce livre, non pas que je sois fan d’Anne Rice, mais force est de constater que c’est l’une des rares écrivaines encore capables de me surprendre tant ses intrigues sont travaillées et pleine de rebondissements. L’histoire est vivante, le scénario crédible et naturel tant les personnages, leurs caractères et les lieux visités fourmillent de détails. Le dénouement n’est pas en reste, et ici clairement déroutant, voire surnaturel – vous comprendrez le choix du mot une fois le livre fini –, et il est agréable de voir comment l’auteure, et un certain personnage, se joue de nous, et ce, depuis les premières lignes.
Un détail amusant : la maison de First Street existe réellement est n’est rien d’autre que la sienne – au 1239, pour ceux et celles qui voudraient lui écrire.. Sachez également que La Saga des Sorcières rejoint Les Chroniques des Vampires pour un triptyque final commun. Je vous conseille donc de commencer par cette trilogie avant d’attaquer le monument consacré aux vampires.
Bien que datant de 1990, Pocket a réédité les trois tomes (ainsi que ceux formant Les Chroniques des Vampires) en 2012 à un prix plus qu’abordable. Sur un marché saturé de vampires et autres lycanthropes pas toujours crédibles ou même intéressants, une histoire de sorcières, touchant du bout des doigts le surnaturel, est à mes yeux un réel vent frais.
Le Lien Maléfique, Anne Rice – Pocket 2012

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2 réflexions sur “Le Lien Maléfique, de Anne Rice

  1. Anne Rice est connue pour écrire très bien. Malgré d'indéniables différences de style et d'intention, on peut la rapprocher, sur le plan de l'ambition littéraire, de la Joyce Carol Oates de la trilogie gothique qui débute avec Bellefleur.

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  2. Je l'ai lu il y a trèèèèèèèèèès longtemps, puis relu et re-relu avant de le faire circuler par le biais du Bookcrossing tellement j'avais aimé !
    Essaie aussi Le sortilège de Babylone.

    Mag

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