Sire Gidéon écrit (encore)

Sire Gidéon est de retour avec deux autres poèmes que je vous fais partager ! Les premiers sont à lire ici, et n’hésitez pas à commenter !
Miranda, la Tempête, de J. W. Waterhouse
Traces
Je songe en m’abîmant au trou qui me contient
Me submerge me perce le vaste horizon du rien
Où tout me retient là… Là sous les nuées d’ombre
Et plié j’erre vers un rêve de pluie et de gouttes sombres
Par les champs éclatés les vallons soupirants
La morne sève de mon Styx qui coulant va mourant
Je souffle le feu pour un sommeil mortuaire
Et crevant de mes yeux j’agite une noire lumière
Dressé toujours j’attends l’heure de gloire jaillissante
. . . . . . . . . . . . . . . . . dans mes heures indolentes
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
J’y songe en m’abîmant au trou qui me contient 
Un capitaine
Le glissement d’une nuit noire
Sur les pages imprimées d’un monde sans mémoire
Une lente perdition vers un rivage sans nom
Qui a déjà perdu, à sa vie, toute raison

Cadenassé au ciel, le vieux capitaine
Echoue un antique rêve, tout plein de sa haine
Bercé par l’écume noircie, il hume, il se voit
Courir et plonger ; dans la tempête, il se noie

Il est un grand roc nu qu’on secoue et qu’on tue
Solitaire dans l’azur où il se rue
Il sort de son fourreau, le dernier oripeau,
Nu et sanglant, qui tachera la peau

De l’horizon de son sang,
Mort sur la cuvette,
Le serpent rampant
Meurt dans sa cachette

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