Au pays des chevaux : deuxième partie

Voici la deuxième partie de la nouvelle de Athanasius Pearl (ce qui précède est à lire ici).

Cupid and Psyche, Benjamin West
 

  II 

Ennaëlle avait vu juste. Je fus happé dès mon retour par mes obligations professionnelles, conseils scientifiques de l’Université, projets divers pour lesquels je devais sempiternellement monter les mêmes budgets, courtiser les mêmes entreprises à la recherche des mêmes financements. Les courriels qu’Ennaëlle et moi échangions quotidiennement au début, s’espacèrent peu à peu. Ils devinrent hebdomadaires, puis mensuels. Jusqu’au jour où, cherchant l’adresse d’un collègue chinois, j’ouvris le porte-cartes de porcelaine. Un cheveu noir y était resté coincé dans le fermoir. Je le retirai avec soin, le déposai sur mon sous-main comme s’il se fut agi du bijou le plus précieux. Et de fait, c’était le lien unique qui me raccrochait à la vie, la vraie. La course folle que je menais depuis des années pour m’imposer partout comme le meilleur des chercheurs n’avait aucun sens. Et du revers de la main, j’écartai les dossiers qui encombraient le bureau. De toute la pile de paperasses inutiles, je ne retins qu’un seul mince feuillet, une demande de congé sabbatique, sans cesse repoussée à une échéance ultérieure. Je remplis le document avec soin. J’y informais la présidence de mon université du désir que j’avais de mettre à profit cette interruption d’activité pour rédiger enfin deux ouvrages de vulgarisation scientifique – ceux-là mêmes qu’un grand éditeur parisien m’avait proposé de publier voici déjà plusieurs années. Quinze jours plus tard, ma requête était acceptée. J’allais pouvoir me mettre au vert dès avant la prochaine rentrée universitaire. J’écrivis aussitôt à Ennaëlle.

Amour,
J’ai réfléchi, attendu, soupesé. À présent, je sais. Je viens d’obtenir un congé d’un an. Je peux être à Isérables aussitôt après les sessions d’examens, le trois juillet. Plus rien ne me retient ici.
J’attends un signe.
Athan

Le signe vint quelques jours tard. J’avais dédaigné le courrier électronique et le téléphone et m’en étais remis à la poste pour faire part de ma disponibilité. Ennaëlle fit de même. Dans une lettre à peine moins brève que la mienne, elle me donnait rendez-vous en gare de Martigny à 14 heures 07, le 3 juillet.
« C’est l’horaire le plus commode, ajoutait-elle. Départ de Paris aux alentours de neuf heures. Et donc pas besoin de se lever aux aurores… » Sous la signature, un post-scriptum précisait : « Surtout ne te charge pas trop. Un sac à dos serait parfait… »

C’est ainsi que j’arrivai au cœur du Valais, par une après-midi de juillet 20**, avec à peine huit minutes de retard sur l’horaire initialement prévu. Ennaëlle était venue me chercher comme elle l’avait annoncé. Toutefois, elle ne m’accueillit pas sur le quai ainsi que je m’y étais attendu, mais au beau milieu de la place, juste devant la petite gare. En la voyant, je saisis aussitôt l’utilité de la remarque qu’elle avait glissée dans sa lettre à propos de mes bagages. Car elle n’avait pas estimé nécessaire d’effectuer ce qui allait être mon premier trajet en direction d’Isérables dans la minuscule Rover bleue que je lui découvrirais bientôt. Elle menait à la bride deux superbes alezans.
Je devinai qu’elle m’imposait par ce biais une manière d’épreuve et j’ajustai vaillamment les sangles de mon sac à dos. Elle ne marqua pourtant aucune distance à mon égard, contrairement à l’attitude qui aurait dû être la sienne si, réellement, j’étais, en quelque sorte, à l’essai. Dès qu’elle m’aperçut, je la vis trépigner de joie et approcher aussi vite que son double attelage le lui permettait. Nous étions à quelques pas l’un de l’autre lorsqu’elle lâcha ses chevaux et me sauta au cou. Je sus alors que ma vie allait se trouver entièrement bouleversée, mais que ce changement radical était précisément tout ce à quoi j’aspirais.
– J’ai pensé, dit Ennaëlle, que tu pourrais faire meilleure connaissance avec notre terre valaisanne, si tu la découvrais ainsi, à cheval.
Nous nous étions rapprochés des deux alezans et la jeune femme me tendait les rênes de celui qui m’était destiné.
– Et si je n’avais pas su monter ? demandais-je.
– Cette option n’appartenait pas à mon programme, fit-elle en bondissant sur la selle.
– Sois patiente néanmoins, je risque de te paraître bien lourdaud…

Une quinzaine de kilomètres, tout au plus, séparent Martigny d’Isérables, mais ce ne sont que chemins creux à forte pente, grimpant sur près de sept cents mètres de dénivellation. Si la commune est mentionnée dès le xiiie siècle, sa situation, qui la met à l’écart de toutes les routes, grandes ou moyennes, explique qu’elle ait vécu dans une quasi totale autarcie jusqu’en 1942, date à laquelle fut construit le téléphérique de Riddes. Ce dut être à l’époque une véritable aventure que de faire partir de la plaine du Rhône l’horrible cabine rouge que nous vîmes passer au-dessus de nos têtes à deux ou trois reprises et qui, en ces temps-là, devait apporter au village les merveilles de la vie moderne. Car là-haut, on en ignorait encore presque tout et, pour dire vrai, on s’en arrangeait volontiers. On se contentait de hocher la tête en silence et de ferrer lourdement les chevaux pour éviter qu’ils ne dévalent trop facilement les pentes. L’usage était même de lester les poules pour éviter de les voir culbuter en contre-bas. C’est dire à quel point la pente que je découvrais pour la première fois aux côtés d’Ennaëlle me parut singulièrement raide. À maintes reprises dans la montée, nos alezans dérapèrent projetant en direction de la vallée un nuage de poussières et de pierres jaunes, aiguës comme des pointes de flèches préhistoriques. Notre progression fut d’une telle lenteur qu’il nous fallut près de cinq heures pour atteindre notre destination.
Tout en haut du village, à la lisière de la forêt d’érables qui donna son nom au village, se dresse une vieille maison de bois qu’on appelle ici la cabane du berger. Elle se compose de deux étages. Le rez-de-chaussée qui servait autrefois d’étable a été transformé en écurie. C’est là tout d’abord qu’Ennaëlle m’a conduit.
– Je te présente Roméo, fit elle en entrant, me désignant un percheron énorme, qui mâchonnait placidement une avoine doré aux épis floconneux et comme gorgés de soleil. Les couleurs chatoyantes qui étincelaient dans la mangeoire, comme ravivées par la lumière du soir, contrastaient violemment avec la robe de l’animal, d’un noir profond et curieusement mat.
Ennaëlle lui caressa doucement le nez.
« L’hiver, m’expliqua-t-elle, Jérôme et Jérémie, nos deux alezans, ne peuvent faire de longs trajets dans la neige. Roméo nous rend alors tous les services. Chaque famille possède ainsi un gros pépère de son espèce. Pour les courses, mais pas seulement… Enfin, je t’expliquerai…
C’est ainsi que sous l’œil de Roméo, nous nous mîmes à bouchonner avec soin le couple de purs-sangs que l’escalade avait visiblement épuisés. Puis j’aidai Ennaëlle à leur faire rejoindre les stalles aménagées à leur intention de chaque côté du logement réservé au percheron.
– À présent que les bêtes sont installées dans leurs appartements, on peut s’occuper des humains, constata en riant ma compagne avant de me prendre la main.
À droite de l’écurie, un escalier extérieur menait à l’étage. Il donnait sur un petit balcon en saillie qui desservait la cuisine-séjour où j’entrai et une autre pièce dont je découvrirais bientôt qu’elle servait de bureau-bibliothèque. L’autre côté de la demeure était occupé par deux chambres à coucher et une minuscule salle de bains.
– Vous ne devez pas être habitué à vivre dans aussi peu d’espace, Monsieur le Professeur, dit Ennaëlle d’un ton facétieux.
– Il n’y a plus de professeur, du moins pendant un an, répondis-je. Quant à la taille de la maison, cela me convient parfaitement. Je crains même que tu prennes prétexte du nombre de pièces pour décider de faire chambre à part…
– Mmmm, murmura-t-elle en faisant mine de réfléchir, c’est une idée que je vais peut-être prendre en considération !
Elle m’avait poussé, en riant, d’un geste de la main. Je perdis l’équilibre, basculai sur le lit derrière moi et la reçut presque aussitôt entre mes bras.  Elle s’était assise à califourchon sur mon ventre.
– Ce que vous êtes bête, Athanasius Pearl !
Pourtant, à la seconde même où je défaisais la boucle de son ceinturon et plongeais la main sous la dentelle fine, Ennaëlle me prit le poignet et l’immobilisa sur son nombril.
– Encore un peu de patience, mon amour, dit-elle à mi-voix. Tu n’as plus que quelques heures à attendre.

Nous passâmes ainsi trois nuits dans la petite maison du berger, tendrement enlacés, sans que jamais nos gestes ne franchissent la limite imposée, dès le premier soir, par Ennaëlle. Mes mains se posaient sur ses seins, en réinventaient le contour, dessinant lentement leur rondeur satinée dans la nuit noire. Je venais ensuite buter du doigt contre les mamelons turgescents et demeurais à chaque fois émerveillé par leur forme, leur proéminence si particulière : ils étaient durs comme le jade chinois et, comme lui, secrètement fragiles. Toutefois, sitôt que je m’aventurais plus bas, dès qu’une de mes phalanges commençait à s’enfouir dans le minuscule buisson de jais, elle se trouvait soudain immobilisée parmi ces quelques soies courtes, si parfaitement lustrées qu’on aurait pu, au toucher, les croire huilées avec un soin particulier. Ma compagne venait me murmurer à l’oreille, d’une voix qui ressemblait plus à une promesse qu’à une tendre réprimande :
– Pas encore Athan. Je t’en prie, fais ce dernier effort pour nous.   

La journée, toujours à cheval, nous rendions visite à ses amis. Entre deux stations dans les mêmes petites fermes de pierres sèches et de bois, Ennaëlle m’apprenait la géographie d’Isérables, les sentes les plus secrètes de la vallée, les champs en terrasse qu’entretenaient avec une attention presque fervente les rares habitants vivant encore de leurs récoltes, les clairières ombreuses qui ponctuaient comme autant de haltes commodes nos promenades parmi les hautes futaies.
Le matin, Ennaëlle raccourcissait son petit déjeuner d’une dizaine de minutes pour descendre à l’écurie et y préparer Jérôme et Jérémie, les deux purs-sangs dont les reins toujours frémissants nous accueillaient pour nos interminables balades. Le troisième jour, j’eus la surprise de la voir réapparaître sous le balcon non pas avec ces montures nerveuses et turbulentes, mais avec Roméo, le doux percheron à la robe de nuit profonde. J’avais noté, en m’accoudant à la balustrade, une tasse de café à la main, qu’au lieu de s’habiller comme à l’ordinaire d’un jean et d’un chemisier, ma jeune compagne s’était contentée de passer un peignoir léger dont la brise matinale faisait flotter les pans aériens autour de son corps nu. Lorsqu’elle reparut, la longe à la main, ce fut pour abandonner un instant le cheval au milieu de la cour et gravir quelques marches de l’escalier extérieur. À mi-chemin, elle fit glisser l’étoffe soyeuse qui lui couvrait les épaules et la laissa tomber en vagues mousseuses à ses pieds. Puis, comme j’avais quitté mon poste d’observation pour faire quelque pas dans sa direction, elle vint à moi, défit la boucle de mon ceinturon et, en me regardant droit dans les yeux, commença à me déshabiller, avec des gestes étrangement lents. Chaque fois qu’une nouvelle portion de peau nue apparaissait, elle y appliquait les lèvres et feignait d’y déposer un baiser rapide, presque furtif. J’eus bientôt l’impression que nous nous livrions à un rite ancestral dont elle, et elle seule, connaissait les arcanes. Je me laissai faire sans un mot. À un instant précis de cette danse mystérieuse, elle se cambra, m’offrant ses seins, puis son ventre. D’une impulsion légère sur la nuque, elle me fit comprendre que j’y devais poser les lèvres. Accusant un peu plus son geste, elle m’intima ensuite l’ordre muet de descendre encore jusqu’à frôler le buisson noir du pubis. J’eus toutefois à peine le temps d’effleurer l’étroite toison de jais. Presque aussitôt, d’une nouvelle pression, exercée cette fois sur l’épaule, ma partenaire m’avait invité à me redresser. Me prenant la main et la maintenant à hauteur de nos épaules, elle nous fit descendre, côte à côte, à un train de cérémonie, le petit escalier de bois où son peignoir abandonné formait comme un nénuphar de mousseline bleue. Puis elle m’attira vers le percheron dont elle me tendit les rênes après s’en être par trois fois battu le front et la bouche. 
Je compris que nous allions, tous deux également nus, monter à cru l’énorme bête. Prenant appui sur son col, j’enfourchai le premier ses larges flancs et trouvai mon assise, réprimant une grimace légère au contact des poils raides et courts. Puis Ennaëlle, s’asseyant en amazone, vint se lover entre mes bras, et j’oubliai toute sensation d’inconfort en voyant danser sa queue de cheval au-dessus de l’ample crinière qu’on aurait pu croire tissée dans la matière même des ténèbres. D’une tape légère sur le flanc, elle donna à Roméo le signal du départ.
J’eus alors le sentiment étrange que c’était l’animal qui allait nous guider, décidant du premier chemin creux, puis bientôt du sentier escarpé qui nous conduirait jusque dans la forêt. Pendant que nous chevauchions de la sorte, la peau nue d’Ennaëlle contre la mienne, le mouvement imperceptible de ses seins, sa main qui, de temps en temps, venait frôler l’extrémité de mon sexe, et autant d’émotions tout aussi ténues firent monter en moi le désir. Et cette fois, ma compagne ne cherchait nullement à en calmer le lent débordement. Bien au contraire, ses doigts finirent par se poser sur ma verge haut dressée. Je les sentis se refermer presque avec violence sur le gland, avant de rabattre entièrement le prépuce puis d’en accompagner les frissons par un lent mouvement de va et vient. Au bout de quelques instants, je ne prêtais plus la moindre attention à la marche du percheron. Ennaëlle vint nicher son visage contre ma poitrine et je l’entendis respirer bruyamment. Alors, ne tenant plus les rênes que d’une main, je glissai l’autre entre ses cuisses largement ouvertes, jusqu’à la fleur tendre et déjà couverte de rosée qui frémit dès ce premier contact. Je caressai doucement les petites lèvres. Puis, avec un trouble que je n’avais pas éprouvé depuis des années, je soulevai le capuchon du clitoris et, par de lents mouvements circulaires, massai le bourgeon dur, pareil à un fruit gorgé de suc et de soleil.
Lorsque le plaisir commença à s’emparer d’elle, lorsqu’une liqueur nacrée se mit à me couler sur les doigts, ma jeune compagne se tourna vers moi. Elle allongea sa jambe gauche et, avec une souplesse prodigieuse, la fit passer au-dessus de ma tête. Prenant appui sur mes épaules, elle se releva légèrement, puis m’immobilisant le sexe d’une main, elle se laissa descendre et pénétrer avec une lenteur calculée. Pas une seconde, je ne la quittai des yeux, pas une seconde elle ne chercha à fuir mon regard. À un moment précis, où je vis se peindre sur ses traits une légère grimace, je sentis une résistance à l’extrémité de mon gland. Puis le passage s’ouvrit, un afflux de liquide chaud filtra sur mes muqueuses et ma verge s’enfonça profondément, jusqu’à frôler un corps dur et humide qui formait comme une bouche et vint déposer une sorte de baiser à l’endroit exact où s’ouvrait mon méat.
Je ne cessai pas de contempler le visage d’Ennaëlle. Je l’avais vue se mordre la lèvre à l’instant précis où s’était rompu l’hymen, et une goutte de sang perlait à présent sur la pulpe rouge et charnue. Je m’approchai et aspirai cette perle de corail. Je sentis ma jeune compagne frissonner et murmurer mon nom dans un souffle. Je la serrai contre moi avec une infinie tendresse.
– Je t’aime Ennaëlle. Ma vie est ici à présent. Avec toi. Au pays des chevaux.
Roméo s’était mis à nous bercer sur sa large croupe, et l’on aurait pu croire que c’était lui qui imprimait à nos deux corps enlacés le rythme tendre de l’amour. D’ailleurs, à l’instant précis où, la verge pressée par les contractions puissantes de son vagin, j’allais, transporté par un spasme violent, me répandre en celle qui était devenue ma femme, je pris soudain conscience que l’animal venait tout juste de s’arrêter. Nous étions au milieu d’une clairière où, la veille, nous avions marqué une pause pour boire à l’eau claire d’une source. Nous restâmes un long moment enlacés, puis prenant à nouveau appui sur mes épaules, ma compagne m’invita, d’une poussée légère sur la poitrine, à me dégager de son sexe. Entre ses cuisses un liquide rosé tachait la robe noire du percheron, le sang d’Ennaëlle mêlé à mon sperme. Ma compagne s’en enduisit largement les paumes, décrivant de longues caresses sur les flancs de l’animal, et elle me fit comprendre d’un simple coup d’œil que je devais agir de même. Elle m’appliqua alors ses deux mains ainsi souillées sur les joues, sur le front, puis sur la poitrine. J’imitai chacun de ses gestes. Lorsque nous fûmes ainsi tous deux barbouillés de nos sécrétions mêlées, Ennaëlle prononça des paroles dont je perçus immédiatement le caractère rituel :
– Par nos substances ainsi confondues, je te prends pour époux et père de mes fils.
J’improvisai en guise de réponse la formule qui sur le moment me parut la mieux accordée à la sienne :
– Par nos substances ainsi confondues, je te prends pour épouse et mère de mes filles.
Ennaëlle sourit, avec une expression de tendresse que je ne lui connaissais pas encore, puis m’invitant à descendre de notre monture, elle m’attira vers la source qui filtrait à nos pieds. Avec des gestes calculés, elle me lava le front, les joues, la poitrine et le sexe, tandis que j’accomplissais sur elle les mêmes gestes. De nos mains en creux, nous faisions couler en abondance l’eau glaciale descendue des montagnes, et pourtant ni l’un ni l’autre ne paraissions frigorifiés par cette lente toilette. Une fois la peau débarrassée de toute trace de sperme ou de sang, et sur une brève indication d’Ennaëlle, nous arrachâmes une touffe d’herbe. Après l’avoir trempée à la source, nous prîmes place de part et d’autre de Roméo et le bouchonnâmes rapidement, afin de débarrasser sa robe des dernières traces de l’amour.
C’est ainsi que j’épousai la lointaine descendante des Huns selon les rites ancestraux encore en vigueur au pays des chevaux.

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