Sombr-Envie, à fleur de maux

 J’ai découvert Sombr-Envie au gré de mes pérégrinations facebookiennes. Pas mal de jeunes écrivains y exposent leurs textes, et les poèmes de ce jeune homme m’ont interpelée : il y a du potentiel. Il est en première année de Lettres Modernes à Orléans et écrit depuis deux ans, en particulier de la poésie et des textes de réflexion. Ses thèmes de prédilection gravitent autour de l’être humain, des sentiments, de la nature, etc. Voici deux de ses poèmes :

 The Moon and Sleep, Simeon Solomon

Minuit
La fin d’une journée et le début d’une autre
Ne peuvent être caractérisées par un si petit laps
Même pas une seconde qu’elle est des nôtres
Et pourtant à l’ancienne reliée comme une synapse

La force du temps en reste vraiment bien implacable
J’observe cette aiguille lentement, fatalement
Et sans cesse tournant court, le triste câble
Des jours sans fin qui passent sans enchantement

En pleine nuit ainsi donc, souvent il a lieu
Le changement assidu, quotidien oublié
Au delà des structures et qu’y vois-je au milieu ?
Les agissements sont figés, tels les érabliers

La cloche sonne c’est fini ! Perdu la témérité
La routine se réinstalle, journée des hommes-machines
En bien moins d’une seconde le sort en est jeté
Et nous, tous vivant, il est temps de courber l’échine.

Vénus
Oh grande gracieuse sœur jumelle de notre Terre
Planète laiteuse accoutumée à l’effet de serre
Animation évoquant les femmes d’un autre temps
Je cherche à te mirer dans ce ciel de printemps

Ton voile blanc, triste heaume falsifiant la nature
De ton sol en colère par ce degré de rupture
Tu es, telle la jeune qui se laisse fort apprécier
Une fausse requête, maquillée pour se faire aimer

La forme de ton âme est la plus ronde d’entre toutes
Mais sans crier gare tes traits pareils à des routes
Pourraient muer, triste sort, en cratères rouge sang
Une bien pauvre nouvelle image, désordre des rangs

Mon sombre esprit ne partage plus ce qu’il ressent
Ta vie précieuse, ou les femmes du temps présent
Un amalgame criard donnant vie, portant les fétus
C’est un bien mince espoir que tu nous octroies, Venus.

Une réflexion sur “Sombr-Envie, à fleur de maux

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