Dead Can Dance, un voyage dans le monde et le temps

Dead Can Dance est un groupe dont l’originalité ne manque pas et qui aura l’occasion de plaire aux personnes de tous styles. En effet, ce groupe britannique/australien fondé en 1981 est un melting-pot de nombreux courants musicaux. Originellement qualifié de coldwave/darkwave, le groupe s’est enquit au fil du temps d’influences piochées tout autour du monde, des contrées orientales à celles asiatiques, en passant par les vivantes terres celtiques. Le Moyen-Orient et le Proche-Orient surtout prêtent souvent leurs notes et leurs ambiances, que ce soit au niveau musical tant qu’au niveau du chant, très fluide et aérien, doté d’une certaine sensualité qui n’est pas sans rappeler quelques tableaux orientalistes. Enrichie des petits trésors artistiques traditionnels de pays de chacun des continents, la musique devient un mélange qui ne ressemble à aucun autre et sait transporter l’auditeur par ses effluves fantastiques. Les époques passées ne sont pas en reste dans leurs inspirations, puisque les références aux poètes et symbolistes du XIXe siècle, à l’esthétique baroque, aux arts de la Renaissance ou bien encore médiévaux ne se font pas prier.

Ces influences variées sont d’abord expliquées par l’origine des deux membres principaux et chanteurs du groupe, Lisa Gerrard et Brendan Perry. La première, d’origine irlandaise, grandit en Australie où de nombreuses cultures se côtoient. Ainsi, elle acquiert aux côtés d’immigrés turcs, grecs ou encore chinois les premières essences de sa musique.

Son acolyte Brendan Perry n’est pas en reste. Londonienne d’abord, sa famille déménage en Nouvelle-Zélande ce qui le rapproche de nouvelles cultures. Intéressé par la guitare, celui-ci vit un réel épanouissement à l’arrivée de la mouvance punk. C’est là qu’il collabore avec ses premiers groupes et rencontre, après un concert, la fameuse Lisa Gerrard. Ces deux-là se mettront rapidement en couple vivant ensemble une histoire qui durera plus d’une décennie. Le groupe se forme et signe avec le label d’entre autres Bauhaus.

La chanteuse Lisa Gerrard possède une voix forte et une technique de chant précise qui confère à la musique une ambiance particulière. Inspirée par les chants sacrés et mystiques, l’alto chante en diverses langues telles que l’anglais, le persan, le catalan, mais aussi fait plus étrange, en une langue de sa propre invention et qu’elle a développée depuis sa petite enfance.

Brendan Perry quand à lui sert les voix masculines. Sa voix assez douce et planante limite les fluctuations et contribue à l’ambiance éthérée que confère la musique de Dead Can Dance. Il s’attèle également à l’instrumental, notamment à la guitare (électrique et acoustique) et aux percutions.

Le groupe est également composé de James Pinker aux percussions, du batteur Peter Ulrich et de Scott Rodger à la basse.

Ce ne sont pas là les seules notes musicales qui composent leur musique. En effet, aidés d’un synthétiseur et d’une boîte à rythmes, le groupe nous emporte également par des sons de cuivres, de cordes et de percussions d’orchestre. De plus, malgré des instruments étant traditionnellement usités pour des musiques rock, le groupe n’hésite pas à s’inspirer de partitions de violons et violoncelles.

Mais mieux qu’une description textuelle, je vous laisse écouter et voir par vous-même …

 

 

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