J’ai ruminé dans mes poumons

J’ai ruminé dans mes poumons
L’élan
Inflexible, fébrile du criminel
Parce qu’il est beau et parce qu’il est incestueux
Comme cette complainte du mort enterré
Qui me fait oublier
Que je suis une ombre
Et une ombre médiocre
Je suis
Tout expiré
Le rêve soupiré
Du crime…
De ses méandres de ses brouillards pâles
Embaumés dans leur rampementaérien
J’y ai tout laissé
La corde et le cou
La voix et le souffle
Tout mon corps pétri, entier
Dans le regard abîmé de la vapeur, … vers sa profondeur
Je est ma force usurpée et j’en suis le brigand
Dans le fond de mon illusion
Je suis l’emporté perpétuel
Je suis le regard et l’absence
Le pic enflammé et le tronc noirci
La racine d’une étoile et la comète errante
La suprême prière et le suprême blasphème
Je suis le vrombissement incessant et son silence 

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