Résultat du concours Salammbô

Après les vacances et beaucoup de retard, voici enfin l’article concernant les gagnants du deuxième concours sur un extrait de Salammbô de Flaubert. Nous avons donc choisi une photo, un dessin et un poème (ou plutôt, un « double-poème »), en espérant qu’ils vous plaisent !

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Photographie : Lilith von Hohenheim
Texte : Maud Rouxel 
Mathô pour Salammbô

Homme au corps perdu,
Rêvant de naguère et emportant dans l’absolu
Les yeux alarmés de ma guerrière à peau nue.
Tu détournes tous ceux qui t’aperçoivent
De leur voie d’épée pour s’abreuvoir en toi.
Sous le joug de ta lune offerte,
Tu dissertes des discours d’amour à perte:
Je saurai les suspendre à ma quête!
Eclair de Lune! Versant de baiser!
Troublant mon combat par la clarté,
Tu jettes en moi l’envie de tenir
Sur la folle marche de l’avenir.
Digne d’emporter les ténèbres dans tes reins,
Ta pieuse accalmie déferle sur moi mais en vain.
Oh Salammbô! Mon amour!
Ton nom résonne aux cieux comme des prières sans rémission.
Au combat tu es en moi.
Dans l’union je suis en toi.
Œuvre encore en moi l’envie de me repentir en ta pension!
Salammbô,
Je me meurs car tout autour de moi,
Mon royaume n’est plus le tien.
Toi ou la mort seront mon écrin.
Salammbô pour Mathô
Aux affres lunaires j’implore ta présence,
Ton corps entier allumé de son essence,
A la ferveur de ta peau, contrée à ma portée,
Divine étincelle de splendeur ou combattant mal armé,
Tu restes Soleil de souffre descendant de l’Eternité.
A l’appel de mon amour et de son désespoir,
Tu t’en vas tel le chat errant dans le soir.
Ton châtiment n’est pas celui d’un mercenaire envieux
Mais celui d’exhaler Dieu dans chacun de tes cheveux.
Taanach! Par cet orage réponds-moi!
Serait-il celui qui bravant la torpeur
Saurait jouer la mélodie de mon cœur?
Car dans l’étreinte d’autres condamnés à la guerre,
J’attends mon étoilé comme en Enfer.
Oh Mathô! Toi mon mystère d’Orient! Toi mon Ether!
Écoute le chant secret de l’Univers
Les notes subtiles et limpides de notre union de chair
Et suit le chemin de mes prières.
Mathô,
Sache que si le soleil connaît ta foi,
Alors tu me retrouveras.
Mais si par mégarde ta lumière se noie,
Alors je resterai dans une nuit éternelle sans roi.

Illustration : Franck Simon
L’envol de l’âme

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