Ce qui reste

Tous les recoins secrets cachent des ombres
Noires et parfois roses
Et la texture est celle des bulles, légères et savonneuses
Tous les souvenirs sont des pentes
Glissantes
Tous les recoins secrets sont des tiroirs
Dans lesquels papiers et plumes
Se font les échos d’anciennes histoires
Tous les amours sont des blasphèmes
A l’âme
Tous les recoins secrets voient un jour le soleil
Et quand on y passe les doigts, on n’y sent que
La poussière, texture de l’éphémère
Toutes les vies meurent un jour
Solitaires
Mais ce qui reste, entre toi et moi
C’est le démon baudelairien.

Poème initialement publié sur Les Echos sans Nom.

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