True Detective, série

True Detective, nouvelle série HBO

True detective est la dernière série proposée par HBO, à qui l’on doit notamment Game of Thrones, The Wire ou True Blood. Elle met en scène deux enquêteurs à la poursuite d’un tueur (en série ?), au cœur de la Louisiane. Je vous propose de découvrir avec moi cette nouvelle production.

Le Pitch :

True Detective, c’est l’histoire de deux inspecteurs, Marty (Woody Harrelson)  et Rust (Matthew McConaughey), chargés de faire la lumière sur le meurtre rituel d’une jeune femme, Dora Lange. Le pitch paraît au premier abord convenu, mais le spectateur non averti risque pourtant une bonne claque télévisuelle. La construction narrative est originale : on part du présent (Marty et Rust sont interrogés par des inspecteurs dans le cadre de l’affaire Dora Lange, des années après). L’enquête n’est donc qu’une succession de flashbacks. Petit tour de force : des interrogatoires au présent ont l’air de dépendre le futur : on apprend très vite que les inspecteurs qui interrogent les protagonistes ont un nouveau cas similaire à régler. Passé, présent et futur sont ici enlacés.

Les protagonistes :
Un duo d’acteurs des plus impressionnants.

Eh bien, on ne choisit pas ses parents, et on ne choisit pas son partenaire nous dit Marty au sujet de Rust. Marty, solide gaillard au crâne un peu dégarni, s’exprime avec calme et simplicité ; son accent du sud est à couper au couteau. Néanmoins, il semble hésitant au moment d’évoquer son collègue, Rust. Entre eux, ce n’était visiblement pas l’amour courtois. Rust, lui, est un homme à l’allure négligée, qui défie immédiatement l’autorité en s’autorisant une cigarette malgré les avertissements des policiers. Très vite, on comprend que la série suit un trope très classique de la littérature et de la cinématographie policière : les deux agents que tout oppose  et qui sont forcés de collaborer. Rust semble avoir été nourri à la pensée nihiliste, il est fantasque, nerveux. C’est un ancien consommateur de drogues et alcoolique, tandis que Marty est un chrétien à l’esprit plus pragmatique, pour ne pas dire plus obtus. L’échange qu’ils auront dans la voiture au sujet du monde, « un caniveau géant dans l’espace » selon Rust, marquera les esprits. On y retrouvera un peu de Lawrence Block, l’auteur de polars et romans noirs. Leurs interactions seront évidemment une des clefs de la réussite ou non de la série.
Quelques particularités ? 
Des promesses pleines de joie de vivre.

Une série qui se caractérise aussi par une succession de tableaux. Les plans sont travaillés, l’image léchée, parfois jusqu’à la caricature. Mais le résultat est là, c’est magnifique. La réalisation retranscrit à merveille l’atmosphère lourde et poisseuse de la Louisiane. La découverte du corps de la victime, au tout début de l’épisode pilote, se rapproche du pictural : une jeune femme nue, courbée dans une attitude de prière, la tête posée sur la souche d’un arbre, des bois de cerf posés sur ses cheveux roux, à la manière d’une couronne. Outre la qualité de l’écriture, de la mise en scène, la série semble proposer une vision assez sombre et adulte, à des lieux de la plupart des séries américaines.

Last but not least, les aficionados du corpus lovecraftien remarqueront certainement quelques références directes au Mythe…

TRUE DETECTIVE est disponible en toute légalité via OCS.

2 réflexions sur “True Detective, série

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