Le hululement des eaux, de Prisca Poiraudeau

Prisca Poiraudeau est une jeune femme de 24 printemps, passionnée d’écriture, de belles histoires, de fées et de dessin. Son univers est à la fois sombre et enfantin, et tout cela se reflète dans le livre qu’elle a bien voulu me faire parvenir : Le hululement des eaux. (D’ailleurs, si vous aussi, écrivain en herbe, vous souhaitez nous faire découvrir votre roman/recueil, n’hésitez pas à nous contacter !)
Le hululement des eaux, c’est avant tout un petit roman à la douce féerie adolescente. Le personnage principal, Arielle, est collégienne, et vit une situation difficile : son père est alcoolique et elle doit se gérer toute seule. Elle vit dans un beau studio aménagé dans une tour médiévale avec Neptune, son chat, Coton, son rat, et puis Hedwige la chouette, qui vient lui rendre souvent visite et protège ses nuits. Elle survit, cahin-caha, aux cours et à ses camarades moqueurs, et réussit à se faire un ami d’Elipa, un jeune garçon introverti. Jusqu’au jour où des phénomènes étranges s’immiscent dans son quotidien : une bouteille de parfum laisse apparaître Mélusine, Morgane, sa rivale de classe, est retrouvée noyée… Il va falloir un voyage vers ses origines, à Brocéliande, pour qu’Arielle découvre le fond de tous ces mystères…
Mon avis sur ce roman est plutôt mitigé. On sent un univers qui ne demande qu’à être consolidé, et qui reste pour l’instant en surface. Certains clichés de l’adolescente mal dans sa peau persistent : l’attirance de la jeune femme pour ce qui est sombre, sa solitude et son originalité, la tour médiévale, les prénoms très empruntés aux légendes celtiques, etc, tout cela participe d’un topos que l’on retrouve dans beaucoup de livres et qui est aussi présent dans une certaine « culture gothique ». L’écriture est également fragile : concordance des temps pas très respectée et on repère des groupes nominaux qui servent de phrases un peu trop souvent. Cependant, j’ai repéré des choses appréciables : il y a une fraîcheur très agréable, ce petit roman se lit tout seul ! Même si les clichés de l’adolescente gothique sont là, on se sent attaché à elle, et son histoire est atypique. On retrouve avec plaisir les tableaux de Brocéliande et des légendes arthuriennes et certains éléments rendent l’univers d’Arielle inventif. De plus, on sent clairement une plume qui mérite de s’étoffer encore davantage. Voilà donc une jeune auteure à lire pour l’encourager !

Le hululement des eaux, Prisca Poiraudeau, éd. Edilivre, 2014.

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