Les Animaux Fantastiques, quand la magie opère de nouveau

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Je pensais que J. K. Rowling en avait définitivement fini avec l’univers d’Harry Potter. Mais il faut croire que laisser tomber la poule aux œufs d’or a été trop dur. Après la suite des livres « Harry Potter », L’enfant maudit, sous forme théâtrale, présentée comme le final de la série, voilà qu’elle remet ça avec Les Animaux Fantastiques (Fantastic Beasts and Where to Find Them). A l’origine un livre annexe sur les créatures magiques, censé être un manuel scolaire à Poudlard, le cinéma s’est emparé de l’idée du bestiaire animalier et de son créateur Norbert Dragonneau. Cinq films ont été décidés, basés sur cette faible trame, dont le scénario du premier est signé par Rowling. Elle a peut-être raccroché Harry Potter, mais pas son univers merveilleux !
Etant une fan incontestée d’Harry Potter (des livres, même si j’ai beaucoup aimé les films), mais reconnaissant toutefois les limites de l’écriture « rowlinesque » -en grinçant des dents cela dit, je suis allée voir  Les Animaux Fantastiques sans réfléchir et attentes particulières. En ressortant de la salle, mon avis est mitigé…
Les Animaux Fantastiques est réalisé par David Yates, qui s’est occupé de plusieurs Harry Potter, et les rôles majeurs ont été attribués à Eddie Redmayne (Norbert Dragonneau), Katherine Waterston (Porpentina Goldstein), Alison Sudol (Queenie Goldstein), Dan Fogler (Jacob Kowalski), Colin Farrell (Percival Graves) et Johnny Depp dont nous avons eu un aperçu fugace en tant que Gellert Grindelwald… Une belle équipe d’acteurs plus ou moins connus, avec un Norbert renfrogné bien campé par Eddie, un Jacob très comique et une Queenie délicieusement naïve.  Je trouve dommage que le personnage de Porpentina soit si peu développé, on sent que l’actrice a peiné à l’incarner.
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En résumé, l’action se passe à New York en 1926, soit cinquante ans avant la montée en puissance de Voldemort. A cette époque, c’est Gellert Grinderwald, l’ancien amant et désormais ennemi d’Albus Dumbledore, qui est le méchant de l’histoire, ayant des idées extrémistes qui ne sont pas sans rappeler un certain Hitler. Le monde des sorciers américains est très réglementé, la peine de mort est encourue si un sorcier vient à montrer ses pouvoirs -même sans faire exprès- aux non-mages, expression dite moins péjorative que « moldus » envers les personnes non douées de pouvoirs magiques. Norbert Dragonneau, magizoologiste, y débarque un beau jour, tenant à la main une valise à l’apparence bien banale. Cette dernière contient tout un tas de créatures magiques, que le jeune homme protège et étudie, dans l’espoir de mieux les faire connaître à ses contemporains et d’effacer les préjugés qu’ils peuvent avoir contre ces chimères fabuleuses. Malheureusement pour lui, un Niffleur s’en échappe, petit animal fort sympathique au demeurant mais trop attiré par l’or. C’est le début des ennuis. Dans sa recherche, il rencontre Porpentina, qui souhaite regagner sa place d’Auror au sein du MACUSA (le Congrès Magique des Etats-Unis d’Amérique), sa sœur Queenie, une legilimens de talent, et Jacob, un simple non-mage voulant devenir boulanger qui se retrouve par mégarde avec la valise de Norbert, et qui libère malgré lui toutes les créatures qu’elle renferme. Une folle course-poursuite dans New York est ainsi organisée afin de retrouver les animaux magiques. En chemin ils croiseront Percival Graves, membre du MACUSA, qui enquête sur des meurtres commis magiquement. L’intrigue se noue doucement autour d’un jeune homme mal dans sa peau, orphelin élevé dans une secte de non-mages qui fait la chasse aux sorciers : les Fidèles de Salem, et une créature malveillante, que Norbert est accusé d’avoir relâchée pour commettre des crimes. La suite, et bien ce sera à vous de voir !
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J’ai été enchantée par les créatures, elles sont vraiment très mignonnes, ou fabuleuses, et on sent que le réalisateur et son équipe y ont mis tout leur cœur. Le petit Niffleur est adorable et très drôle, c’est bien évidemment la star du film. On se régale des belles images d’un New York en hiver, des réactions comiques de Jacob, émerveillé par le monde des sorciers. On s’attache finalement à Norbert, qui est passionné par ses créatures et ferait tout pour elles. On s’interroge sur certains côtés sombres du film, et on imagine très bien le climat instauré par la montée en puissance de Gellert en Grande-Bretagne. 
Ce que je reproche au film, c’est le scénario très faiblard : J. K. Rowling aurait pu mieux faire. Je pense toutefois qu’ayant signé pour cinq films, il a bien fallu étirer toute la trame. Si j’ai réussi à bien comprendre l’intrigue, c’est aussi parce que je connais le monde d’Harry Potter sur le bout des doigts, ce qui veut dire que si on n’est pas un spectateur averti, on risque de ne pas tout comprendre. Il aurait fallu rendre les ombres de ce volet plus explicites. Et enfin, je déplore le rôle peu développé des personnages, mention spéciale pour Porpentina, qui était bien fade à côté de Percival ou même de la présidente du MACUSA Séraphine Picquery que l’on ne doit voir pourtant que trois fois dans le film.
J’attends tout de même la suite, parce que ce premier film m’a semblé n’être qu’une introduction !

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