Homo Vampiris, de Fabien Clavel

C1-homo-vampiris-poche-625x1024Homo Vampiris n’est plus tout jeune, puisque ce roman a été publié la première fois en 2009 aux éditions Mnémos. Il est, depuis, paru dans la collection poche Hélios, en 2014, et c’est cette version que je me suis procurée à la suite de ma lecture de Néphilim, excellent thriller fantastique en deux tomes. L’auteur, Fabien Clavel, est professeur de littérature et a reçu le Prix Imaginales en 2009 et 2017 et le Prix Elbakin en 2016. Très prolifique, il a écrit de nombreuses nouvelles, romans jeunesse, réécritures de mythes et légendes tels que sur l‘Odyssée et Merlin l’Enchanteur. Avec Homo Vampiris, il a signé un roman original, une sorte de thriller aux accents de fin du monde, dans lequel les vampires seraient une version plus évoluée de l’Homme, plus résistante aux changements climatiques.

On est dans la deuxième moitié du XXIe siècle, Nina est une jeune femme paumée, étudiante londonienne, finançant ses études avec un petit job de serveuse et en se nourrissant de sang de temps en temps, au sexe même de ses amants d’un soir. Elle rencontre fortuitement un de ses semblables lors d’une conférence : Ashenti, diplomate à l’ONU, qui va lui apprendre que les vampires sont chassés par un ordre religieux, la Brigade Œcuménique, qui réunit les trois grands monothéismes. Attachée aux services d’Ashenti, elle fait la connaissance de ses comparses depuis des centaines d’années : Epone, qui travaille pour une vieille famille aristocratique de vampires, les Bathory, et possède une mémoire infaillible, Marcus, un cuisinier qui tient surtout du garde du corps et a le don de télékinésie, Fedora, étrange danseuse qui ne supporte pas sa nature vampirique, et Nemrod, le vampire énigmatique qui se transforme en panthère noire à volonté. Grâce à tout ce petit monde, et notamment à un certain Zéro, vampire débile échappé de l’Usine qui le tient captif depuis des dizaines d’années, Nina va en apprendre plus sur sa nature, sur ses ennemis, et devra se battre pour sa survie.

Le roman est construit selon le point de vue de six personnages : Zéro et Nina, qui sont surtout dans le temps présent du récit, et Epone, Nemrod, Fedora, et Ashenti, dont on découvre surtout des flashs backs concernant leurs vies antérieures, du temps de l’Ancolie, leur groupe activiste politique formé en XIXe siècle. On se retrouve alors régulièrement plongé dans le passé, du temps de Babylone, au XIXe en Russie, et on comprend peu à peu d’où vient le petit groupe de vampires et ce qui les lie. Le roman se lit surtout comme un thriller : Nina et ses acolytes doivent fuir s’ils ne veulent pas se faire tuer par la Brigade Œcuménique, avant de se décider finalement de se mettre en chasse des Trois, ceux qui dirigent la brigade. Quant à Zéro, on suit son récit maladroit, qui distille petit bout par petit bout des indices sur ce qui se trame et sur ce que sont les vampires.

Fabien Clavel livre un puzzle aux accents bit-lit et post-apo, qu’il faut lire patiemment du début à la fin pour comprendre de quoi il retourne et surtout, comprendre la nature vampirique. J’apprécie beaucoup son écriture efficace et moderne. Le construction de ses romans est toujours un peu déroutante puisqu’ils contiennent des récits enchâssés et divers flashs backs qui, a priori, semblent gratuits, alors qu’ils donnent des indices sur le récit principal. L’auteur revisite avec Homo Vampiris le mythe du vampire de façon très scientifique et terre à terre, ce qui les rend plus humain et surtout, moins extraordinaires. Mon avis ? A lire, pour tous les amateurs de vampires !

 

Homo Vampiris, Fabien Clavel, éd. Mnémos, coll. Hélios, 2014.

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