Élégie pour la vermine, de Maximilien robaglia

 

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Élégie pour le vermine est le premier roman de Maximilien Robaglia, publié par les éditions Belladone. Ce jeune auteur habite Nice, et ce premier roman est le fruit de nombreuses inspirations : roman noir, fantasy, absurde, Maximilien emmène son lecteur dans une quête sombre et fantasque.

Krieg Reyner, « fils de ribaude », est un brigand. Avec sa bande de bras-cassés et sa dulcinée, ils parcourent le royaume de Rheinwald, rapinant dans les bourgades piécettes et mangeaille. Un jour, un de ses comparses le met au parfum du coup du siècle : voler une cargaison d’épices, ce qui leur rapporterait gros ! Alléché par le butin et par une future vie de douceur en compagnie de Tania, Kreig met alors en place un plan. Mais évidemment, rien ne se passe comme prévu…
Tanner Slavoj est le fils du plus riche marchand du royaume, et est envoyé par son père en mission : recueillir dans le tombeau de Erwald de Saint-Wlad le testament qui permettrait d’asseoir la filiation du roi. Accompagné de plusieurs chevaliers, paysans et d’un prêtre, il est loin de penser que sa quête  sera ardue, et c’est un euphémisme.

L’auteur livre un roman de fantasy à la croisée du roman noir. L’univers est bien planté : sombre, crasseux (on aimerait en savoir plus sur cette fameuse ville, Rattennest), violent et bien entendu, magique. Mais la magie qui sous-tend l’intrigue est vénéneuse et horrible. Justement, c’est un des points qui pèche : j’aurais aimé que le filon soit davantage exploité. L’auteur sème ici-et-là des informations à propos de divers cultes et dieux chtoniens, et laisse le lecteur sur sa faim.
Les personnages sont réussis ; Krieg n’est pas qu’un bandit débile, on s’attache à ce pauvre hère qui ne souhaite finalement qu’une chose : se faire un nid paisible avec sa bien-aimée ; quant à Tanner, ce riche couard se retrouve malgré lui embarqué dans des affaires de magie noire, et on se prend de pitié pour son infortuné destin.
La plume de l’auteur est mordante : on découvre un narrateur railleur, parfois poète. Les dialogues sont dans l’ensemble bien menés, mais attention à l’absurde, il mène souvent nulle part et risque de desservir l’intrigue s’il est trop usité.

Amateurs de fantasy originale, je ne saurais que trop vous conseiller d’acheter ce court roman. Je mets personnellement un point d’honneur à lire les plumes françaises et je suis souvent ravie !

 

Élégie pour la vermine, Maximilien Robaglia, éd. Belladone, 2017. (cliquez pour acheter le livre)

 


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