Britannia : Rome à la conquête de la Grande-Bretagne.

Britannia

Après Netflix, qui produit des séries de qualité, voici qu’Amazon s’est mis lui-aussi, depuis quelques temps, à la production de diverses séries en VOD. Et nous sommes servis ! Je vais vous parler de Britannia, série qui a débuté en janvier de cette année, et qui compte quelques acteurs bien connus à son casting, tels que David Maurissey (Aulus Plautius), Kelly Reilly (Kerra), ou encore Zoë Wanamaker (Reine Antedia). Britannia a reçu un accueille mitigé, comme le sera cette critique.

En l’an 43 après J.-C., l’armée romaine, dirigée par le général Aulus Plautius, revient conquérir la Grande-Bretagne, des années après que les troupes de Jules César ont été repoussées grâce, notamment, à la magie des druides. Or, cette fois, Rome est prête, et représentée par un général ambitieux et rusé, qui ne croit ni aux superstitions ni aux esprits.
Deux clans s’affrontent régulièrement et vont faire le jeu d’Aulus Plautius : les Regni, dirigés par la froide reine Antedia, et les Canti, régis par Pellenor et par la suite par sa fille, Kerra, au caractère bien trempé. Le général romain use tour à tour de ruses pour s’accaparer les faveurs de tel ou tel clan, et réussit à raviver les haines. Mais la froide logique guerrière n’est pas le seul argument d’attaque : Aulus Plautius n’hésite pas à s’allier avec les druides afin d’obtenir ce qu’il désire.
Ces druides sont à part, ils communiquent avec les esprits et les dieux, et sont à l’origine de nombreuses peurs et superstitions, ainsi que d’un grand pouvoir : ils nomment les rois. La communauté druidique est dirigée par Veran, un personnage ambigu, qui ne sert que les intérêts des dieux. Au fur et à mesure, on apprend qu’il est à la recherche d’un enfant, objet d’une prophétie annonçant la défaite romaine. Cet enfant n’est autre que Cait, une jeune fille à la recherche de son père suite à la mise à sac de son village par les romains, et prise sous l’aile de l’ancien druide Divis…

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crédit : Sky.
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crédit : Sky.

Ce résumé est certes long, mais il reprend les principales intrigues de cette première saison. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance de Britannia : l’atmosphère surnaturelle très prégnante à cause des druides, les paysages verts et embrumés de la Grande-Bretagne, etc. Cette atmosphère entre en contradiction avec les plans sur le camp romain, très ordonné, et la sévérité d’Aulus Plautius, personnage magnétique très bien joué par l’acteur. Le fait que la série mette l’accent sur le druidisme est assez original et bien fait : les druides ont des faciès effrayants — on est loin de la longue barbe de Panoramix —, et la réalisation joue habilement de l’ambiguïté entre le surnaturel et le réel. Ajoutons que la beauté incendiaire et le tempérament rebelle de Kerra ne peuvent qu’hypnotiser un peu plus le spectateur. À la Game of Thrones, Britannia offre un panel d’intrigues politiques, de ruses de toutes sortes, et de femmes vénéneuses (je pense à Amena, la femme du frère de Kerra).
Cette saison est aussi une quête initiatrice pour Cait. La jeune fille se retrouve toute seule suite à la destruction de son village lors de la « cérémonie du nom » (cérémonie annonçant l’entrée dans l’âge adulte pour les jeunes en âge de procréer) et n’a pu se choisir son nom de femme. Errant entre le monde de l’enfance et celui des adultes, Cait est un être entre-deux, promis à de grandes choses selon une prophétie édictée par les druides. Accompagnée de Divis, qui lui enseigne quelques rudiments druidiques, elle part à la recherche de son père, prisonnier des romains. Élément central de la série, on suit son évolution au fur et à mesure des neuf épisodes : la recherche d’une place importante dans le cœur de son père, et la recherche d’elle-même. En effet, elle va devoir apprendre à se faire confiance…

Britannia offre une plongée dans le monde celtique plutôt réussie, mais qui a goût de trop peu : en effet, on en apprend peu sur les coutumes des celtes dans la vie de tous les jours… Pour citer ses bémols, j’ai trouvé tout de même le scenario assez « fouilli » : les intérêts des uns et des autres se croisent et parfois on a du mal à suivre. J’ai été assez mitigée quant au peu de résistance des celtes face aux romains, et interloquée par le dernier épisode et la fin du personnage de Kerra. De plus, il faut bien avouer que l’intrigue s’étire diablement, les épisodes contiennent pas mal de temps contemplatif.

Malgré tout, je conseille cette série à tous les amoureux de fantastique et des mystères celtiques !

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crédit : Sky.

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