La Société des S, de Susan Hubbard.

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La Société des S est le premier tome d’une trilogie de l’auteure américaine Susan Hubbard. Édité par L’école des loisirs, ce roman fantastique est à ranger au rayon jeunesse/ado. Et pourtant, être un « adulte » n’empêche en rien de se délecter de sa lecture !

Ari est une adolescente qui vit enfermée dans le manoir familial, entourée de milliers de livres. Son père, Raphaël Montero, un scientifique atteint d’une maladie de peau l’empêchant de sortir au grand jour, lui fait lui-même la classe. Ari ne connaît rien du monde extérieur, elle y met seulement les pieds lors de ses examens annuels. Solitaire et curieuse, c’est à ses 13 ans qu’elle finit par s’ouvrir aux autres, sous l’aile de Mme Garritt, la cuisinière. Cette dernière la présente à ses enfants et Ari va se lier d’amitié avec une de ses filles : Kathleen. Cependant, sortir de sa coquille a un prix : des secrets vont être révélés et son univers entier sera chamboulé. Son père est-il vraiment l’homme qu’il prétend ? Et Ari, qui est-elle vraiment ? De révélations en révélations, la jeune fille se rendra compte qu’elle et sa famille ne sont pas très humains…

Ce roman est une très belle découverte. Écrit du point de vue d’Ari, on suit son évolution durant sa treizième année. Adolescente très intelligente et renfermée au départ, elle s’ouvre petit à petit au monde et finit par traverser les États-Unis seule en stop à la recherche de sa mère, disparue depuis sa naissance. La découverte amoureuse, celle de l’identité de son père et d’elle-même, font de ce récit un roman initiatique : il y a un voyage physique mais aussi psychologique.

J’ai beaucoup apprécié le traitement du vampire. Eh oui ! Encore un roman de vampires. Mais ne partez pas ! Ici, ces créatures sont très cultivées et évitent de blesser les gens au détour d’une ruelle. Ces derniers restent plutôt entre eux et se font discrets, évoluant beaucoup dans les sphères scientifiques pour trouver des substituts au sang. Ce premier tome laisse d’ailleurs une grande part d’ombre sur l’origine des vampires. De même sur la nature d’Ari, mi-humaine mi-vampire, et dont la croissance s’arrête subitement en pleine adolescence. On ne lui donne alors plus d’âge. J’espère que les prochains tomes sont plus bavards sur ces aspects.

Je recommande chaudement cette lecture, qui ravira l’adulescent en vous ! La plume est élégante et instruite, et le personnage d’Ari attachant et profond. Lire un récit vampirique classé dans la catégorie jeunesse qui ne contient ni niaiseries ni clichés est à souligner !

 

La Société des S, Susan Hubbard, trad. Marion Danton, éd. L’école des loisirs, coll. « Médium + », 2011.

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