Francky S., un photographe entre ombre et lumière.

Francky S. est un passionné de photographie habitant la région parisienne. Amoureux de peinture et de matériel photographique ancien, il livre des images comme sorties du passé, empreintes de douceur, à l’esthétique travaillée. Fasciné par les courbes féminines, il les met en valeur dans leur nudité ou encore habillées de belles robes, avec toujours dans l’idée de capter un regard, une atmosphère rêveuse. Il souhaite éditer un livre, fruit de ses nombreuses séances, et pour cela, a organisé un crowdfunding dont il va nous parler à travers cette interview.

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~ Bonjour Francky, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Franck Sauerbeck, j’ai 43 ans et je suis auteur photographe mais également informaticien de métier. Je vis et travaille sur Paris.

~ Vous indiquez dans votre biographie que vous vous êtes intéressé à la photographie en 2013. Quel a été l’élément déclencheur ?

Le déclencheur a été la rencontre avec ma femme Sabine, il y a donc maintenant six ans. Elle avait tout le temps un appareil photo avec elle. Elle prenait beaucoup de photos : nos enfants, les fleurs, tout ce qui se présentait à elle.
Un jour je lui ai emprunté son petit compact et j’ai commencé à la prendre, elle, en photo. Elle était modèle et moi son photographe. On s’est pris au jeu, et au même moment nous avons découvert ensemble l’urbex par des amis communs.
Je suis tombé tout de suite sous le charme du mélange entre les lieux à l’abandon et les modèles, les lumières, les ambiances, tout y était, on se sentait comme des explorateurs modernes. J’ai eu un vrai coup de foudre pour la photographie à ce moment-là, et cela ne m’a jamais quitté. Par la suite, j’ai pris confiance, et grâce aux réseaux sociaux, j’ai commencé à photographier d’autres femmes.

~ Pourquoi avoir choisi la photographie comme moyen d’expression ?

Ma famille a toujours évolué dans le domaine de la photographie, mon père et mes oncles étaient photographes, mon grand-père maternel dessinait et peignait beaucoup. J’ai donc grandi dans cet univers, mais c’est vraiment la rencontre avec ma femme qui a été décisive sur ce moyen d’expression.

~ Vos clichés ont un aspect très pictural. Est-ce que la peinture est une de vos inspirations ?

Oui absolument, plus que la photographie en tant que telle, c’est la peinture qui m’inspire, mais étant très mauvais en dessin, j’ai choisi l’appareil photo.
Je travaille dans un musée, je pense que c’est cet environnement que je ne connaissais pas au départ qui m’a, au fur et à mesure, donner cette sensibilité à la peinture, plus mes souvenirs d’enfance. Tout ceci m’a fait évoluer et aimer l’art en général.

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~ Quels sont vos autres sources d’inspiration ? Avez-vous des mentors en photographie ?

Encore une fois, je regarde très peu les travaux des photographes, pas par snobisme mais parce que je suis beaucoup plus ému par les peintres. Je m’inspire énormément de peintres comme Ingres, William Bourguereau, Gustave Moreau, Delacroix, et tant d’autres. J’adore me perdre dans les couloirs du Louvre pendant mes pauses du midi, par exemple !

~ Vous n’utilisez pas que le numérique, mais aussi l’argentique, le cyanotype, ou la gomme bichromatée. Pourquoi cet attrait de l’ancien ?

J’aime toutes les techniques photographiques dans leur ensemble, qu’elles soient numériques ou argentiques. J’estime qu’elles ne sont pas incompatibles entre elles, bien au contraire, c’est ce mélange qui est intéressant et qui ouvre des voies de créativité illimitée.

~ Avez-vous une préférence particulière en matière de matériel photographique ?

J’aime travailler avec mon polaroid 600se et j’adore ma vieille chambre 4×5 graflex, mais mon sony a7 fait très bien le job aussi. Peu importe l’outil du moment qu’on aime l’utiliser et surtout ce n’est pas une fin en soi .
L’image finale, c’est ça le vrai challenge !
Par contre, une précision, je n’utilise pour mes travaux numériques que des logiciels libres (Gimp et Darktable) je voulais sortir du carcan des logiciels propriétaires, comme la suite Adobe.

~ Comment concevez-vous une séance ? Avez-vous déjà le tableau en tête ?

C’est très variable, quelquefois je ne fais qu’une image. Je décide de cette image en accord avec la modèle (c’est le cas de mon image Dream Forest ou de La vérité sortant du puits, par exemple), et d’autres fois rien n’est préparé, c’est vraiment au feeling et en fonction de ce que le lieu nous raconte.
J’aime l’imprévu et j’ai horreur des choses trop programmées. La photographie reste une activité artistique, l’incertitude du résultat doit exister et c’est normal.

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~ Vous allez sortir un livre grâce au crowdfunding, D’ombres et de lumières, pouvez-vous nous en parler ?

C’est mon bébé du moment, ce livre occupe tout mon esprit, j’y ai rassemblé ce que j’estime être mes plus beaux clichés. La sélection a été difficile, mais je pense, et j’espère, que le résultat va plaire. Le projet est en tout cas très bien parti .

~ Un dernier mot ?

C’est ma première interview, ce n’est jamais facile de parler de soi mais je remercie les éditions du Faune.

 


En savoir plus :

Soutenir le projet D’ombres et de lumières sur Ulule.

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2 réflexions sur “Francky S., un photographe entre ombre et lumière.

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