L’if, le cyprès et la mort : Défier la mort – III

C’est ici que nous nous quittons, en concluant le dossier « If et Cyprès » avec ce troisième article. Aujourd’hui, nous allons voir en quoi ces arbres suggèrent la défiance envers la mort. Parce qu’ils sont jugés immortels ou d’une grande longévité, on dit d’eux qu’ils défient la mortalité qui touche normalement chaque être vivant.

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Des essences d’immortalité

Nous avons plusieurs fois montré jusqu’ici les liens ténus entre l’if, le cyprès et la mort. Ce sont des arbres qui la symbolisent, la rappellent ou l’annoncent. Parce qu’ils « travaillent chez les morts », l’if et le cyprès ont trait à ce qui est occulté et occulte. Ils évoquent la connaissance au-delà des âges. Leur nature profonde – comme leur lenteur de pousse, par exemple – fait d’eux des arbres propices à recevoir l’imaginaire de l’immortalité. En effet, plusieurs spécimens sont arrivés à traverser quelques millénaires jusqu’à nous [45]. Leur croissance est lente – tout comme leur existence. Ils restent quand les autres essences disparaissent et ils survivent aussi à l’hiver. De sempervirens, ils pourraient presque être dits sempervivens.

Parce qu’ils sont toujours verts, ils donnent l’impression de ne pas être affectés par le temps : ils en seraient, à peu de chose près, immortels. De plus, parce qu’ils travaillent entre la sphère des vivants et des défunts, ils peuvent aussi s’absenter du temps : ils ne sont ni totalement dans le monde des vivants, ni totalement dans celui des morts. C’est aussi leur caractéristique : avancer dans l’entre-deux. Robert-Jacques Thibaud leur concède ce qui suit : « L’if est un arbre funéraire au symbolisme très proche de celui du cyprès, illustrant l’éternité et la continuité des cycles de vie reliant mort et renaissance dans un flux permanent [46]. » C’est sans doute parce qu’il s’agit d’arbres millénaires qu’on a fait d’eux des arbres primordiaux. Yggdrasil, selon certains chercheurs, pourrait être un if [47]. Dans la culture nordique, l’if est, comme « dans toute  l’Europe, un arbre illustrant la vie éternelle [48] ».

Toutefois, c’est dans la mythologie celte que cet arbre prend le plus de place. Effectivement, s’il est l’arbre des morts, il est aussi celui qui est contemporain de la « naissance du monde [49] » pour Marc-Louis Questin. Il cite une légende, dont la source n’est vérifiable nulle part ailleurs si ce n’est dans la tradition orale :

Créé dans les abîmes de l’Océan, l’If (I-Inbar) émergea des Eaux Mères. Le monde sorti du chaos s’ordonna autour de son axe. Cet arbre primordial engendra tous les êtres vivants. Il est la cause première de toute chose manifestée. Menvo le Vieux (L’Homme Primordial), dernier fruit de l’arbre, entendit le premier les trois sons et fut appelé pour cela « Fils des Trois Cris » [50].

S’il est tout d’abord curieux qu’un if, symbole du feu, sorte des abîmes de l’Océan, il est avant tout intéressant de voir quelle place il prend dans la cosmogonie celte. Même si cette légende n’a pas de résonance ailleurs, elle montre l’une des combinaisons entre la culture celte et l’if. Il est important de voir qu’il existe presque comme Yggdrasil, puisque tout naît de lui et qu’il est l’univers autour duquel gravite le reste.  Il génère l’Homme, il est le pilier primordial du monde [51] et de lui naissent les cinq arbres magiques qui représentent les cinq directions de l’univers pour les Celtes. Il est donc un arbre d’une importance capitale ici : il est tout à la fois – toutes les temporalités et aucune à la fois, vie et mort [52].

La longévité de ces arbres leur a donc valu une place de choix dans les cimetières mais aussi dans l’usage médical. En effet, le Dictionnaire des symboles indique que « dans la Chine ancienne, consommer des graines de cyprès procurait la longévité, car elles étaient riches de substance yang[53] ». L’Homme se sert d’un arbre qui défie la mort pour tenter de le faire aussi dans sa propre mesure : est-ce ce qui motive inconsciemment l’usage de l’if dans la médecine oncologique moderne ?

The Druid Grove, Charles Knight.

Avancer dans l’entre-deux

Nous l’avons suggéré ci-avant : l’if et le cyprès concentrent un vaste ensemble de paradoxes. Leur longévité tutoie l’immortalité et pourtant ils servent pour marquer la fin de la vie humaine. Parce qu’ils sont arbres, ils émergent sur la sphère terrestre, mais comme nous l’avons vu, leurs racines sont presque le plus important, puisqu’elles puisent leur connaissance dans le domaine des morts. C’est le propre des essences mortuaires : elles avancent à cheval entre les mondes. Elles contiennent le propre du paradoxe entre la vie et la mort, avec les principes en elles-mêmes de résurrection et de renaissance. Par exemple, chaque mois celtique est influencé par un arbre tutélaire et ce qui suit l’if ne nous surprend guère : « On peut observer qu’immédiatement après l’if se trouve un principe de renaissance, l’épicéa, devenu depuis l’Arbre de Noël du christianisme[54]. »

L’if, arbre de mort, est donc suivi par un « principe de renaissance » : il est en quelque sorte encore une fois dans l’entre-deux. La rune Eihwaz – et ce que l’on interprète d’elle – résume bien cette ambivalence : parce qu’elle est construite en miroir inversé, elle représente un axe entre les mondes. L’idée du double et de l’inversion est contenue dans sa forme même. C’est une conception qui ne touche pas que les arbres mortuaires et encore moins spécifiquement l’if et le cyprès. Robert Dumas le synthétise bien, comme l’aurait fait un Mircea Eliade ou un Gaston Bachelard : « Médiateur entre les puissances cachées, l’arbre met en rapport le bas et le haut, et vice-versa, le chtonien et l’aérien, le lourd et le subtil, le sombre et le lumineux, la terre et l’air, l’eau et les vents[55]. » Donc, plus que témoin d’un paradoxe dérangeant, l’arbre serait plutôt un médiateur idéal, qui concilie l’inconciliable.

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Imaginaire du feu

Voici un autre paradoxe de choix : deux arbres de mort, d’usage traditionnellement funéraire, de mauvais augure, et pourtant reliés au feu. Les deux arbres ont pu longtemps jouir d’un imaginaire très masculin, solaire, voire stellaire. Comme le dit Gaston Bachelard, c’est même l’arbre en général qui est relié à cet élément : « D’autres enfin savent, comme d’instinct, que l’arbre est le père du feu[56]. » En effet, c’est parce que l’on tire de son bois notre chauffage ou le feu de certains rites qu’il peut être vu comme le « père du feu ». Tout feu a un arbre en son principe et chaque arbre semble aussi contenir son feu. Cela pourrait expliquer le rapport étroit entre certaines essences et cet élément de la nature.

L’if, au sein de la mythologie et de la culture nordiques, a indubitablement été associé au feu. Nous avons retrouvé plusieurs poèmes runiques, lesquels interprètent le nom des runes en une sorte d’abécédaire. L’héritage pourrait être celui des Psaumes alphabétiques de la Bible. Dans le poème runique en vieil anglais (le seul exemplaire jamais retrouvé à ce jour), il est dit lors de la rune Eoh-Eihwaz, celle de l’if, qu’ « il est un arbre à l’écorce rude, dur et solidement planté en terre, le gardien du feu [57], soutenu par ses racines, la joie d’un domaine [58] ». Comme on peut le voir, si l’if est relié à la terre comme il peut être relié au domaine des morts, on le rattache aussi à l’imaginaire du foyer. C’est même peut-être parce qu’il est un arbre des zones sociales circonscrites (propriété, cimetière) qu’il se prête le mieux à être un gardien du foyer. Nous retrouvons ce sème dans le poème runique norvégien (XIIIe) : « [il] est le plus vert des arbres en hiver, quand il brûle il a coutume de pétiller[59]. » Nous serions presque tentés d’en faire un arbre de la joie, puisqu’il reste vert quand les autres ont laissé leur feuillage à l’automne et que son bois « pétille ». Alexandre de Humboldt fait même un parallèle entre la forme du cyprès, puisqu’il en va de même pour cet arbre, et celle d’une flamme : « Les parcs des rois persans étaient ornés de cyprès, dont la forme pyramidale rappelait celle de la flamme[60]. » Enfin, dans la chanson runique Thrίdeilur, le passage sur la rune Eihwaz indique qu’il est « un arbre d’hiver bien vert, roussit, s’il brûle, mets divers[61]. » L’explication rappelle celle du poème runique norvégien tout en rajoutant l’usage de cuisson : est-ce une manière de dire ou utilisait-on réellement l’if pour cuire des aliments ? Dans tous les cas, il est encore relié au feu et foyer. C’est aussi le cas chez les Celtes, comme le rappelle Marc-Louis Questin [62].

Seul le poème runique en vieil islandais (XVe) ne mentionne pas ce lien entre l’if et le feu mais mobilise le kenning [63] de l’arc : « Yr, c’est un arc tendu, un fer fragile[64]. » L’if n’est pas arbre mais il est arc avant toute autre chose. Toutefois, c’est Robert-Jacques Thibaud qui arrive à relier l’imaginaire de l’archer, du feu et de la mort, en parlant du dieu Ullr : « Son art de tirer à l’arc s’associe avec cette signification puisque les flèches illustrent les rayons du soleil, de la Lumière, c’est-à-dire de la vie, traversant les mondes[65] ». L’explication est convaincante et ne manque pas de relier ce qui nous semblait a priori paradoxal. Claude Lecouteux n’utilise pas les mêmes explications mais il vient à la même conclusion : « Son nom [à Ullr] peut dériver de la même racine que le gothique uulthus, « éclat », « splendeur ». Ullr serait donc le dieu du ciel ensoleillé, printanier ou estival, en tout cas une divinité solaire[66] ». Le  nœud du paradoxe est encore ici ailleurs : certes, le nom d’Ullr pourrait le relier à l’imaginaire du feu. Mais n’est-ce pas surprenant d’en faire un dieu du ciel « printanier ou estival », lui qui avance à skis ou à raquettes dans sa forêt d’ifs ? L’Ase semble concentrer en lui seul tout une contradiction : son nom et sa pratique de l’arc le relient à l’imaginaire du feu, du Sagittaire (si nous nous avançons plus loin), du soleil, et pourtant, on ne saurait le concevoir autrement qu’en plein hiver. Il est le pendant masculin de la déesse Skadi, elle aussi associée aux skis, à la mort et au plein hiver [67]. La contradiction mérite d’être relevée et ne fait qu’enrichir la double symbolique de l’if.

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Éléments conclusifs

L’if et le cyprès sont indéniablement des arbres liés à la mort, l’if encore davantage. Il donne la mort comme il l’interroge. On en a tiré du bois pour faire des arcs, du suc pour empoisonner, ou guérir aujourd’hui. On le fait parfois figurer comme essence de la roue cosmique celte, celle qui annoncera la fin des temps. L’if est la fin, donc. L’if « deux fois mortel » pour beaucoup est aussi une essence qui présage la mort. Dans les deux exemples médiévaux littéraires rapidement étudiés, on voit qu’il fait sens. Il dit la mort ou nous la donne à pressentir : la topographie est au service de la narration et les deux s’interpénètrent. De la même manière, puisqu’il est ici affaire de pressentiment, il convient de rappeler les liens entre l’if et la pratique divinatoire : les runes ou les ogams le montrent assez bien. L’if et le cyprès sont donc des essences messagères de mort, entre le rappel de ce qui a été et le présage de ce qui vient. Un paradoxe, ou une complémentarité, naît : ils sont des arbres qui avancent « entre-deux ». S’ils représentent le deuil, l’hiver et l’univers des sépultures, il ne faut pas se méprendre : ce sont aussi des arbres de feu, d’immortalité ou de jouvence éternelle. Ils ont pu jouir d’un imaginaire positif – pas seulement morbide. L’if est ce que nous pourrions appeler un bois du Sidh : il est le bois primordial, celui de la jeunesse et de la connaissance magique. Le cyprès quant à lui joue le pari de l’imputrescibilité : on en fait des cercueils de la papauté comme il a été utile dans l’art statuaire antique. Des arbres que le temps ne corrompt pas : voilà bien l’ultime paradoxe de ce qui vit symboliquement à travers le prisme du temps et des saisons.

 

 


Notes :

[45] Brosse, Jacques, op.cit., p. 74 et pp. 88-89. On a même loué l’imputrescibilité du cyprès, ce qui en a fait un matériau de choix pour la statuaire antique, la menuiserie de cercueils de souverains. Dans Benzi, Fabio et Berliocchi, Luigi, L’histoire des plantes…, op.cit., il est dit que le sceptre de Jupiter est supposé être en bois de cyprès, si imputrescible qu’il est. Concernant la menuiserie de cercueils, c’est Eugène Rolland, dans sa Flore populaire…, qui le dit, p. 235.

[46] Thibaud, Robert-Jacques, op.cit., « If – Lettre I », p. 208. Il le rappelle aussi à la page 27, article « Arbre ».  La notion d’éternité est encore rattachée à l’essence de l’if, comme en témoigne l’usage ésotérique moderne des plantes, dans Kynes, Sandra, La Magie des plantes, op.cit., Paris, Danaé, 2017, pp. 238-239. On le voit aussi dans le Dictionnaire des symboles précédemment cité, à la page 335 pour le cyprès.

[47] Sturluson, Snorri, L’Edda : récits de mythologie nordique, (traduction par Dillmann, François-Xavier), op.cit., p. 159 : « le texte dit barr, mot neutre désignant habituellement « l’aiguille [de pin] et convenant donc mieux à un arbre comme l’if ou le sapin qu’à un frêne. S’appuyant sur cette constatation, plusieurs exégètes de l’Edda ont supposé que l’arbre Yggdrasil fut à l’origine conçu comme un if, hypothèse renforcée par l’une des étymologies possibles du nom Yggdrasil ».

[48] Thibaud, Robert-Jacques, Dictionnaire de mythologie et de symbolique nordique…, op.cit., « Ydalir », p. 469.

[49] Questin, Marc-Louis, La Tradition magique des Celtes, Paris, Lanore, 2016, « L’arbre des morts », pp. 232-234, p. 233.

[50] Questin, Marc-Louis, op.cit., pp. 231-232. Cette légende semble être de son cru : Marc-Louis Questin se revendiquant de la tradition druidique moderne, il est difficile de jauger l’authenticité et l’arrière-plan de cette légende. Il est donc difficile de lui prêter une solidité universitaire. Toutefois, il n’est pas impossible que cette légende soit présente dans la culture druidique échappant à l’écrit et il est toujours intéressant d’avoir cette variation sur la cosmogonie celtique, même si elle risque d’être très personnelle.

[51] C’est ce qu’explique Mircea Eliade ici : « Le pilier sacré et l’arbre sont des symboles qui équivalent au poteau cosmique qui soutient le monde et se trouve au milieu de l’Univers. » in : Eliade, Mircea, Traité d’histoire des religions, Paris, Payot, 2014 [1949], §112 « Arbre – Axis Mundi », p. 301.

[52] « Mais cette puissance est, à son tour, validée par une ontologie : si l’arbre est chargé de forces sacrées, c’est qu’il est vertical, qu’il pousse, qu’il perd ses feuilles et les récupère, que par conséquent il se régénère (il « meurt » et « ressuscite ») d’innombrables fois », in : Eliade, Mircea, op.cit., p. 275. Pour les arbres sempervirens, la question semble encore plus pointue, puisqu’ils ne perdent jamais vraiment leur feuillage. Ils persistent plus qu’ils ne se régénèrent. Plus que sujets au temps qui passe avec ses cycles, ils semblent davantage le surpasser par leur constance.

[53] Chevalier, Jean et Gheerbrant, Alain (dir.), op.cit., « Cyprès », p. 335.

[54] Thibaud, Robert-Jacques, Dictionnaire de mythologie et de symbolique celte, op.cit, p. 208.

[55] Dumas, Robert, op.cit., p. 24.

[56] Bachelard, Gaston, L’Air et les Songes : essai sur l’imaginaire du mouvement, Paris, José Corti, 1976, p. 234.

[57] En parlant des runes et de leur signification, Robert-Jacques Thibaud en parle dans son Dictionnaire de mythologie et de symbolique nordique et germanique, Paris, Dervy, 2017, p. 367 : « Eoh : l’if, gardien du feu. La mort. » Les deux significations semblent à première vue paradoxales. Comment peut-on signifier la froideur et en même temps la chaleur du foyer ?

[58] Musset, Lucien, Introduction à la runologie, op.cit, §62, traduction en français moderne par Mossé, Fernand du poème runique en vieil anglais, datant probablement du XIe siècle.

[59] Musset, Lucien, op.cit., §64, p. 123.

[60] Humboldt (de), Alexandre, Cosmos, II, in : Dumas, Robert, op.cit., p. 28.

[61] Boyer, Régis (trad.), L’Edda poétique, Paris, Arthème Fayard, 1992, p. 622.

[62] Questin, Marc-Louis, op.cit., pp. 232-234. Il rappelle que l’if est associé dans leur culture au pôle masculin ainsi qu’au feu. Il note aussi qu’il est un arbre des morts, lié à la fête de Samhain. Cela diffère de sa place à la veille du solstice d’hiver mais l’on voit qu’il demeure dans un imaginaire fort de la mort, du froid… et du feu.

[63] J’entends par kenning un usage poétique réservé à la zone scandinave : il s’agit de remplacer un terme par une périphrase à valeur métaphorique.

[64] Musset, Lucien, op.cit., §65, p. 125. On retrouve l’imaginaire du guerrier et dieu Ase, Ullr.

[65] Thibaut, Robert-Jacques, op.cit., « Ydalir », p. 469.

[66] Lecouteux, Claude, Dictionnaire de mythologie germanique…, « Ullr », p. 261.

[67] Haraldsdόttir, Ulfdίs, Rứnabόk, op.cit,  « Eihwaz », pp. 66-69.

 


Bibliographie informative, pour aller plus loin :

Corpus des textes littéraires cités

Hugo, Victor, Les Contemplations, Paris, Librairie Générale Française, 2002.

Isidore de Séville, Etymologies (traduction par Jacques André), Paris, Les Belles Lettres, 1981.

L’Edda poétique (traduction par Boyer, Régis), Paris, Arthème Fayard, 1992.

La Chanson de Roland (traduction par Short, Ian), Paris, Librairie Générale Française, 1990 (2e édition).

Le Roman de Thèbes, Paris, Champion, 2002.

Ronsard, Œuvres complètes, Paris, Gallimard, 1993, tome I, Les Odes.

Shakespeare, Macbeth, (traduction par Leyris, Pierre), Paris, Aubier-Montaigne, 1977.

Sturluson, Snorri, L’Edda : récits de mythologie nordique, (traduction par Dillmann, François-Xavier), Paris, Gallimard, 1991.

Tennyson, In Memoriam. Enoch Arden. Le Ruisseau. Ulysses. Les Mangeurs de Lotus, Paris, Aubier-Montaigne, 1938.

Corpus secondaire

Imaginaire de l’arbre ou des plantes

Bourdu, Robert, L’If, Paris, Actes Sud, 2017.

Corbin, Alain, La Douceur de l’ombre : l’arbre, source d’émotions de l’Antiquité à nos jours, Paris, Fayard, 2013.

Dechantal, Laure, Le Jardin des dieux : une histoire des plantes à travers la mythologie, Paris, Flammarion, 2015.

Ducourthial, Guy, Flore magique et astrologique de l’Antiquité, Paris, Bellin, 2003.

Eliade, Mircea, Traité d’histoire des religions, Paris, Payot, 2014 [1949].

Etudes sur la mythologie nordique

Brillant, Maurice, Aigrain, René (dir.), Histoire des religions, Paris, Bloud et Gay, 1955.

Haraldsdόttir, Ulfdίs, Rứnabόk, Licence libre Creative Commons, Lulu.com, 2013.

Musset, Lucien, Introduction à la runologie (en partie d’après les notes de Mossé, Fernand), Paris, Aubier-Montaigne, 1965.

Études sur la mythologie celtique

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Leroux, Françoise, Les Druides, Paris, Presses Universitaires de France, 1961.

Questin, Marc-Louis, La Tradition magique des Celtes, Paris, Lanore, 2016.

Vendryes, Joseph, La Religion des Celtes, Spézet, Coop Breizh, 1997.

Botanique

Benzi, Fabio et Berliocchi, Luigi, L’Histoire des plantes en Méditerranée : art et botanique, Paris, Actes Sud, 1999 pour l’édition française.

Brosse, Jacques, Atlas des arbres de France et d’Europe occidentale, comprenant leur histoire, leur description botanique et ornementale, leur mode de culture, ainsi que les divers services qu’ils peuvent rendre tant par leurs fruits et leur bois que par leurs propriétés médicinales, Paris, Bordas, 1977.

Cunningham, Scott, Encyclopédie des plantes magiques, Paris, AdA Inc., 2009 (pour la traduction française).

Rolland, Eugène, Flore populaire ou histoire naturelle des plantes dans leurs rapports avec la linguistique et le folklore, Paris, Reprint Paris, 1967 [1914], tome XI (consulté le 5/12/2018 sur : https://uses.plantnet-project.org/fr/Eugène_Rolland,_Flore_populaire._Introduction.)

Sensibilité médiévale

Pastoureau, Michel, Une histoire symbolique du Moyen Âge occidental, Paris, Seuil, 2004.

Pastoureau, Michel, Vert : histoire d’une couleur, Paris, Seuil, 2017.

Dictionnaires spécifiques

Chevalier, Jean et Gheerbrant, Alain (dir.), Dictionnaire des symboles, Paris, Robert Laffont, 1997.

Dictionnaire historique de la langue française, Rey, Alain (dir.), Paris, Le Robert, 1998, tomes I et II.

Dictionnaire du Moyen Âge, Gauvard, Claude, De Libera, Alain et Zink, Michel, Paris, Presses Universitaires de France, 2002.

Grimal, Pierre, Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Paris, Presses Universitaires de France, 2011 (4e tirage).

Jean-Baptiste, Patrick, Dieux, Déesses, Démons : dictionnaire universel, Paris, Seuil, 2016.

Lecouteux, Claude, Dictionnaire de mythologie germanique : Odin, Thor, Siegfried, & Cie, Paris,  Imago, 2014.

Thibaud, Robert-Jacques, Dictionnaire de mythologie et de symbolique celte, Paris, Dervy, 1995.

Thibaud, Robert-Jacques, Dictionnaire de mythologie et de symbolique nordique et germanique, Paris, Dervy, 2017.

Ouvrages divers

Bachelard, Gaston, L’Air et les Songes : essai sur l’imaginaire du mouvement, Paris, José Corti, 1976.

Bachelard, Gaston, La Terre et les rêveries du repos, Paris, José Corti, 2010.

Kynes, Sandra, La Magie des plantes, Paris, Danaé.

Zografou, Athanassia, Chemins d’Hécate : portes, routes, carrefours et autres figures de l’Entre-deux, Liège, Centre International d’Etude de la Religion Grecque Antique, in : Kernos, supplément 24, 2010.

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